"Que diable allait-il faire dans cette galère ?" (Molière)
Et maintenant, la Grèce. Maudits Grecs
! La Grèce pourrait "compliquer" l'agenda de
DSK, écrivait hier Le Figaro (1). Si
la Grèce avait la mauvaise idée de faire faillite, le
Grand Peut-être serait obligé de lui faire don de sa
personne et, partant, de retarder le moment tant attendu du don de sa
personne. Retarder seulement, ou renoncer ? O perspective fatale. Le
plus intrigant, quand on voit fleurir ces articles
(Libé écrit la même chose aujourd'hui),
est de discerner qui fait courir ces supputations, et pourquoi. Qui
les fait courir ? L'entourage, évidemment. A moins que ce ne
soient les adversaires. Ou les deux. Dans quel but ? Préparer
le terrain à un forfait, dans l'honneur, du champion ?
Survaloriser, au contraire, sa décision d'arrachement à
la tâche du sauvetage de la Grèce ? Peu importe. Une fois
lancée, la rumeur n'a plus de but. Elle devient sa propre
finalité.
La droite pratique aussi le message anonyme
crypté. Le summum de la communication de crise, dans
la journée d'hier, a été l'annonce
officielle, avec quasi-drapeaux et Marseillaise subliminale, du
non-vidage de Laurent Wauquiez. Trois "confidentiels" de presse
en ligne faisaient savoir en même temps (2), dans les
mêmes termes, que Sarkozy avait été "à
deux doigts" de virer Wauquiez. Si cela ne sent pas la
convocation à l'Elysée en bonne et dûe forme des
échotiers chargés ensuite de faire connaître la
non-nouvelle, ça y ressemble. Quel est le but ? Faire savoir la
réticence intime de Sarkozy à punir les pauvres ? Faire
souvenir subliminalement que, nonobstant cette réticence,
Wauquiez n'a finalement pas été vidé ? Il y a
là un signe, mais lequel ? Le métier de communiquant est
vraiment compliqué. On comprend qu'on leur offre, en
compensation, de grosses voitures.
Heureusement, vendredi matin, tout va mieux.
Après avoir désavoué bruyamment Wauquiez, Fillon
explique évidemment (3)que s'il est
possible de réduire la part de l'assistanat, on le fera.
Wauquiez regrette symétriquement
"l'interprétation" de ses propos. Que
voilà une trève brillamment conclue ! Quant à la
Grèce, sa dette est jugée "soutenable": il
reste bien des stades olympiques, des marinas, des îles, des
plages à privatiser. Et c'est le FMI qui le dit (4). Amis socialistes
français alarmés, inventoriez donc de plus près
les marinas grecques ! Et à la semaine prochaine, pour
une nouvelle séquence.

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